Patriam  Recuperare  et  Albert  Kirchmeyer             

Patriam Recuperare est un mouvement de la Résistance Intérieure Française, homologué le 15 mars 1950 (Journal Officiel du 23 mars 1950). Patriam Recuperare rassemble sous son nom plusieurs groupements qui se sont formés dès le mois de septembre 1940 à Levallois-Perret, Villeneuve-Saint-Georges, Paris :


- L'Atelier de la Bastille

- Le Comité d'Action Maçonnique

- Le groupe Liberté

- L. E. F. (Liberté, Egalité, Fraternité)

- La Ligue

- Le Cercle


Le nom Patriam Recuperare a été choisi, après l'arrestation de plusieurs agents et dirigeants des groupes précédents fin février-mars 1943, par ceux qui continuèrent jusqu'à la Libération et qui gardèrent le nom Patriam Recuperare pour que soient reconnues leurs actions. 

Des attestations d'appartenance à Patriam Recuperare étaient signées dès août 1944 en faveur des résistants, y compris ceux qui participèrent à ces premiers groupes que l'Histoire a presque oubliés. 

Site  en  cours  de  réalisation...

Patriam Recuperare fut un petit mouvement, à l'organisation complexe, difficile à reconstituer, aux liaisons multiples avec d'autres groupes : Action, Béarn, Brandy, Brutus, Cohors-Asturie, Centurie, Comète, Confrérie Notre-Dame, Ceux de la Libération, Défense de la France, France d'abord, France Toujours, Frédéric, Libération Nord, Marco-Polo, Musée de l'homme, OCM, Pour la République, Vélite-Thermopyles.

 

Ses membres étaient d'horizons divers, d'origines différentes, d'opinions variées... Beaucoup étaient francs-maçons mais le mouvement fut ouvert à tous et ne s'arrêta pas à la Franc-Maçonnerie. Beaucoup étaient socialistes mais les couleurs furent changeantes...

Soulignons ici que Patriam Recuperare est d'abord un mouvement de Résistance, la loge maçonnique éponyme ne s'étant constituée qu'à la Libération, le 20 avril 1945.


Le mouvement de Résistance Patriam Recuperare est surtout à voir comme un emblème de ce que fut cette toile, à la fois efficace et fragile, formée par des femmes et des hommes qui résistèrent ensemble sans toujours se connaître ou même le savoir. 

 

Pour comprendre un réseau de Résistance ou un mouvement, il faut d'abord en reconnaître la dimension tout simplement humaine, sans trop d'idéalisation. Patriam Recuperare est une histoire faite d'engagements, de déterminations et d'adhésions mais aussi de contradictions et d'imprudences, de trahisons parfois.


C'est une histoire qui mena en déportation des hommes et des femmes, et tous, toutes ne revinrent pas. 


Ce site voudrait aussi mettre en lumière le rôle d'Albert Kirchmeyer dans l'existence de ce mouvement, dont la devise, et le premier nom, fut Liberté-Egalité-Fraternité.


Questions et discussions 

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Paris, le 3 mars 2013.

E. L.

... merci J.

Ce site a été réalisé à partir de documents originaux issus d'archives familiales, issus des différents lieux d'archives et d'archives en ligne  - voir  ici